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23 mai 2026

Patient bizarre : il se fait opérer des sinus et ressort du bloc opératoire avec un œil en moins !

Maxime, un Français de 35 ans, a été victime d’une erreur médicale très grave. Hospitalisé pour une banale opération de nettoyage des sinus, il s’est réveillé après l’intervention sans son œil gauche.

Patient bizarre : il se fait opérer des sinus et ressort du bloc opératoire avec un œil en moins !

L'accident s'est produit à la clinique Paris-Bercy, à Charenton-le-Pont dans le Val-de-Marne. Un patient de 35 ans, prénommé Maxime, a raconté sa mésaventure au Dauphiné Libéré.

Une opération pour nettoyer les sinus et améliorer leur drainage

Depuis plusieurs mois, le trentenaire se plaignait d'avoir les sinus encombrés. Les traitements que son médecin lui avait prescrits pour soulager ses symptômes n'avaient pas fonctionné. On lui propose alors de faire une opération pour les désencombrer. La chirurgienne ORL qui doit l'opérer programme une méatotomie moyenne endonasale du sinus maxillaire gauche.

Cette intervention consiste à nettoyer les sinus et améliorer leur drainage. La chirurgienne doit d'abord agrandir l'ouverture naturelle des sinus et pour cela, elle est guidée par une caméra insérée dans la voie nasale. Le jour de l'opération, le 6 janvier 2026, Paris était recouvert de neige. « Paris était bloqué par la neige. Je me souviens avoir hésité à me rendre à l'hôpital, mais j'y suis finalement allé », a raconté Maxime K au Dauphiné Libéré.

Tout ne s’est pas passé comme prévu

L'opération a été réalisée sous anesthésie générale. Prévue pour durer une heure, le patient est finalement resté cinq heures sur la table d'opération. Une complication est survenue. Pendant l'intervention, la chirurgienne constate « une hémorragie abondante, qui persiste malgré la réalisation de méchages », peut-on lire dans son compte-rendu consulté par nos confrères du Dauphiné Libéré.

Elle remarque également la présence de polypes. Elle décide alors d'utiliser un shaver, un outil équipé d'une petite lame rotative et d'un petit aspirateur auquel les médecins ont recours pour l'ablation et le retrait de tissus. Le saignement l'empêche de bien voir à l'intérieur des sinus. Mais ce petit outil va malheureusement aspirer l'œil gauche du patient.

Le compte-rendu rédigé par la chirurgienne n'indique pas qu'il y a eu une erreur médicale lors de l'intervention. La médecin écrit simplement qu'elle a constaté « un saignement palpébral », autrement dit un saignement au niveau de l'œil, sans préciser la cause de l'hémorragie. C'est au moment de retirer le sparadrap qui recouvrait l'œil du patient que la chirurgienne a constaté « une absence clinique de globe oculaire ». Pour Maxime, il ne fait aucun doute qu'elle a « aspiré » son œil gauche. « Elle croyait qu'il s'agissait d'un polype. C'était en réalité mon globe oculaire. Elle a vidé mon œil comme un raisin », a-t-il expliqué.

Le patient a été transféré dans un autre hôpital pour que des médecins comblent la cavité oculaire vide. © Roman, Adobe Stock

La chirurgienne s'est excusée sans reconnaître son erreur

À son réveil, Maxime ne se rend pas immédiatement compte qu'il n'a plus son œil gauche car un pansement avait été posé sur son œil. « Il y avait beaucoup de monde autour de moi. J'étais en sueur, des blocs de glace avaient été déposés sur moi. J'étais dans le gaz », se souvient le jeune homme. Il est alors transféré dans un autre hôpital spécialisé en ophtalmologie. Les médecins qui le prennent en charge comblent la cavité oculaire vide en réalisant une greffe dermo-graisseuse. Ils nettoient également les sinus de Maxime, étape qui n'avait pas été faite par la chirurgienne ORL. Enfin, ils lui retirent une dent, qui était la cause de ses sinusites à répétition.

Maxime dit ne pas en vouloir à la chirurgienne, mais lui et sa compagne regrettent qu'elle n'ait jamais reconnu son erreur. Elle s'est tout de même excusée dans une lettre adressée au patient. « Je ne ressens aucune haine, mais de la déception. Je sais qu'elle n'a pas fait ƒoeiƒexprès », a-t-il déclaré. Il souhaite malgré tout se faire indemniser et a entamé des démarches en ce sens.

Aujourd'hui, Maxime porte une prothèse qu'il cache le plus souvent avec un patch. « Mon œil ne bouge pas, mon regard est mort à gauche, un peu comme une poupée. Mon reflet est difficile à accepter sans le patch. Avec la prothèse, mon fils a peur de moi. »

Invitée à commenter cet accident, la clinique Paris-Bercy a tenu à faire part de sa « plus grande compassion envers le patient » tout en rappelant que « ce type d'événement est très rare ». Elle a également précisé que c'est « la première fois que survient un accident de ce type dans cet établissement ». Quant à la chirurgienne, elle ne travaille plus dans cette clinique.

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