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17 septembre 2026

Vieillir en bonne santé : cette heure d'endormissement serait associée au risque cardiovasculaire le plus faible

Se coucher après minuit augmente le risque d'AVC de 25 %. Un chiffre qui fait réfléchir, d'autant qu'une grande étude britannique a identifié la fenêtre d'endormissement exacte ...

Vieillir en bonne santé : cette heure d'endormissement serait associée au risque cardiovasculaire le plus faible

Une étude publiée dans l'European Heart Journal par des chercheurs de l'université d'Exeter a suivi plus de 88 000 adultes, d'une moyenne d'âge de 61 ans, pendant environ six ans. Grâce à un accéléromètre porté au poignet, les scientifiques ont enregistré l'heure précise d'endormissement de chaque participant, avant de croiser ces données avec l'apparition de maladies cardiovasculaires.

Le verdict est net : l'heure à laquelle on s'endort a une influence directe sur la santé du cœur et des artères. Cette découverte a quelques années, mais elle reste plus que jamais d'actualité et mérite qu'on s'y attarde sérieusement.

La fenêtre 22 h-23 h : pourquoi ce créneau protège votre cœur

Les bilans de l'étude sont tranchés. Les adultes qui s'endorment entre 22 h et 23 h présentent le risque cardiovasculaire le plus faible de tous les groupes analysés. Franchement, l'écart avec les autres créneaux est frappant :

  • S'endormir après minuit augmente le risque d'AVC ou d'infarctus de 25 %.
  • Se coucher avant 22 h l'élève de 24 %, soit presque autant.
  • L'association entre heure de coucher et risque cardiovasculaire est particulièrement marquée chez les femmes.

Ce n'est pas une élémentaire corrélation anecdotique. L'explication biologique est solide. Pendant le sommeil profond, la tension artérielle chute naturellement de 10 à 20 %. Ce phénomène, appelé décrochage tensionnel nocturne, donne au cœur et aux vaisseaux le temps de se régénérer. S'endormir entre 22 h et 23 h permet de caler ce repos cardiovasculaire au moment précis où l'organisme en a besoin.

À l'inverse, veiller tard perturbe l'horloge circadienne, ce mécanisme interne qui régule nos cycles biologiques sur 24 heures. Sans ce décrochage de tension, les artères s'usent plus vite. D'autres travaux ont par ailleurs établi un lien entre l'heure d'endormissement et le vieillissement cérébral, ce qui renforce l'idée que le timing du sommeil compte autant que sa durée.

Se coucher trop tôt ou trop tard peut déséquilibrer l'horloge interne, ce qui peut nuire à la santé cardiovasculaire. © fizkes, iStock

Retrouver un rythme sain : ce qui change vraiment

Pas question de culpabiliser si minuit est votre heure habituelle. Mais quelques ajustements concrets peuvent faire la différence, et ils sont tous accessibles sans ordonnance.

La régularité pèse lourd dans la balance. Des travaux récents montrent que varier son heure de coucher de plus d'une heure d'un soir à l'autre double presque le risque d'incident cardiaque. Autrement dit, un couche-tard régulier vaut mieux qu'un dormeur erratique qui se lève à 7 h en semaine et à 11 h le week-end.

Pour recaler progressivement son endormissement vers 22 h-23 h, trois leviers ont fait leurs preuves :

  1. Couper les écrans au moins une heure avant de dormir. La lumière bleue des téléphones et ordinateurs freine la sécrétion de mélatonine, l'hormone qui déclenche l'endormissement.
  2. Maintenir des horaires fixes, week-end compris. L'horloge interne ne prend pas de vacances ; lui imposer des horaires stables est le moyen le plus efficace de la stabiliser.
  3. S'exposer à la lumière naturelle dès le matin. Ce signal lumineux matinal recalibre le cycle circadien et facilite l'endormissement le soir venu.

Ces réflexes ne transformeront pas un couche-tard convaincu en 21 h 30 du jour au lendemain. Mais avancer son heure de coucher de 30 minutes par semaine, c'est atteignable, et potentiellement déterminant pour la santé cardiovasculaire sur le long terme.

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